Lundi 10 septembre 2012

USA

Elles semblaient invincibles tant elles dominaient la compétition. C’était acquis : l’Allemagne allait conserver son titre et la finale 2012 ne serait qu’une formalité. Sauf qu’en football, rien n’est jamais écrit d’avance.

Avec des cages inviolées depuis sept rencontres en phase finale de Coupe du Monde, on imaginait mal voir l’équipe allemande, tellement au-dessus du lot cette saison encore (15 buts inscrits en 5 matchs), repartir sans autre chose qu’un titre modial, son troisième de l’histoire. D’autant qu’à l’heure de pénétrer sur la pelouse du National Olympic Stadium de Tokyo, les joueuses de Maren Meinert se préparaient à retrouver une équipe américaine jusqu’ici peu convaincante et qu’elles avaient humilié en phase de poule. Tout était donc prêt, les 31 000 spectateurs allaient assister au sacre allemand.

Sauf que rien ne se sera passé comme prévu. Alors qu’on s’attendait à voir déferler les mêmes vagues allemandes que celles qui s’étaient abattues sur les Nadeshiko en demi-finale, la rencontre débutait par une longue phase d’observation de laquelle n’émergeaient que deux petites situations dangereuses (une de part et d’autre). Et alors que l’on s’attendait à rentrer aux vestiaires sans but, Kealia Ohai surgissait et mettait fin à l’invincibilité allemande. Au retour des vestiaires, les allemandes, toujours crispées, allaient enfin pousser mais allaient surtout multiplier les maladresses. Incapable de se libérer au fil des minutes, les filles de Meinert se dirigeaient vers l’inéluctable : leur première défaite en Coupe du Monde puis 2006. C’était déjà face aux USA. Les Stars and Stripes américaines sont donc sacrées championnes pour la troisième fois de l’histoire de l’épreuve. C’est sans aucun doute la plus grande surprise depuis que la Coupe du Monde des moins de 20 ans existe.

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L’autre rencontre du dimanche allait permettre de compléter le podium. Longtemps favorites, les nigérianes voulaient se consoler en décrochant la troisième place, devenant la première nation africaine à monter sur le podium. Il n’en sera rien. Face à des Nadeshiko convaincantes, le Nigéria n’aura jamais réussi à prendre le dessus, s’inclinant 2-1.

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C’en est donc terminé de la sixième Coupe du Monde féminine des moins de 20 ans. Si le résultat final n’est guère surprenant, américaines et allemande trustant les trophées de cette catégorie d’âge à l’exception de l’édition 2006, l’édition japonaise restera en deçà de la précédente édition allemande bien que plus fournie en termes de nombre de buts inscrits. On retiendra la confirmation que le Nigéria est désormais une place forte dans le paysage féminin, l’éclosion du football féminin japonais qui a su saisir le flambeau des excellents résultats récents des séniors, tandis que les déceptions brésiliennes et argentines ne viennent finalement confirmer ce que nous évoquions dans un article précédent : le football féminin sud-américain reste un vaste chantier. Du côté des joueuses, l’excellente Dzsenifer Marozsan (que vous aviez découvert dans notre mini-guide de l’édition 2010) est élue meilleure joueuse du tournoi alors que l’on aura découvert quelques joueuses à suivre à l’image de la petite Yoko Tanaka. Rendez-vous est désormais pris en 2014 pour le Canada.

Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.