
Alors que le tirage de la coupe de l'UEFA aura lieu ce midi, je vous propose de marquer une pause sur un club totalement méconnu dans nos contrées et qui fait partie de mes coups de coeur de cette saison 2008-2009 : le Metalist Kharkiv.
Fondé en 1925, le club, basé dans la seconde ville d'Ukraine, portera différents noms (KhPZ (1936-1946), Dzerzhinets (1947-1956), Avangard (1956-1965), Metallist (1965-1991)) avant d'adopter le FC Metalist en 1992. Longtemps un club de seconde zone, le Metalist connaîtra son heure de gloire un soir de 1988 en s'imposant 2-0 devant le Torpedo Moscou en finale de la Coupe d'URSS (ce qui reste son seul titre dans une compétition majeure). Cette victoire lui vaudra sa première participation à une compétition européenne, la défunte Coupe des Vainqueurs de Coupes, où le Metalist tombera en huitième de finale devant Roda. Depuis, beaucoup de match dans l'ombre des géants ukrainiens (comme le Dynamo Kiev, Dnipro, ou le Shaktar). Mais petit à petit, le Metalist va s'installer en première division puis se rapprocher des premiers rôles. Depuis la reprise du club par Oleksandr Yaroslavsky, le club joue les premiers rôles. Qualifié pour la seconde fois de son histoire dans une compétition européenne grâce à une belle 3ème place en championnat, le Metalist tombe l'an passé contre les anglais d'Everton. Ces derniers auront toutes les peines du monde pour s'imposer (1-1 à Goodison Park, 3-2 pour Everton à Kharkiv) mais mettront fin à l'aventure. De nouveau 3ème du dernier championnat, le Metalist effectue cette saison son retour en Coupe de l'UEFA.
Le premier tout leur offre le Beşiktaş. Vainqueurs 1-0 chez eux, les turcs vont essuyer une véritable avalanche en Ukraine dans un match fou remporté 4 buts à 1 par le Metalist et marqué par un but exceptionnel du brésilien Jackson Coelho (foncez voir la vidéo en fin d'article). Ce match donne droit aux ukrainiens de disputer la phase de poule. Le tirage est chargé : au programme, Galatasaray, l'Olympiakos, le Benfica Lisbonne (trois habitués à la Ligue des Champions) et le Hertha Berlin. Dire si les chances seront réduites. Après avoir obtenu un bon 0-0 en Allemagne, le Metalist va obéir au même scénario dans les matchs suivant. 3 matchs, 3 victoires 1 à 0 avec un but dans les 10 dernières minutes. Ce parcours parfait offre une surprenante première place aux Ukrainiens.
Et pourtant, pas de grandes stars dans cette équipes. Si les amateurs de l'ASEC Abidjan seront heureux de retrouver Zézé dans cette équipe, les supporters du Celtic reconnaîtront Gancarczyk qui fit un essai l'été dernier, essai interrompu par une vilaine blessure. A leur côtes figurent quelques internationaux (le néo-ukrainien Marko Dević, Oleksandr Rykun), des espoirs ukrainiens (Yevhen Selin ou encore Denys Oliynyk, récemment transféré) et des brésiliens qui cartonnent en Ukraine depuis leur arrivée (Jackson Coelho mais surtout Edmar, le buteur providentiel du club). Ainsi, l'équipe de Myron Markevych propose un jeu à la russe, fait de puissance physique derrière et de vivacité en phase offensive (le match face au Beşiktaş reste un modèle du genre). C'est un peu la recette qui fait le renouveau du football soviétique en ce moment.
A quelques heures du tirage, l'épouvantail Metalist cherche désormais à savoir qui du PSG, de la Sampdoria, de l'Olympiakos, du NEC Nimegue, de Braga, d'Aston Villa, de Copenhague ou du Lech Poznan, aura la lourde tâche de venir chercher une qualification en Ukraine. Sur que cet inconnu n'aura rien à perdre, les autres ne le savent peut être pas encore, mais vous, vous aurez été prévenus.
Histoire de bien faire connaissance avec mes chouchous ukrainiens, voici, une fois n'est pas coutume, une avalanche de vidéos. Comme je suis amateur de suspens, je vous ai mis la cerise nommé Jackson Coelho en dernier.
Victoire à Galatasaray sur un but d'Edmar à la 81ème
Victoire face à l'Olympiakos sur un but d'Edmar à la 88ème
Victoire face à l'Olympiakos sur un but d'Edmar à la 88ème
Victoire à Benfica sur un but de Rykun à la 84ème.
La cerise : 1er but du match face au Beşiktaş.


