La finale de la cinquantième Copa Libertadores débute ce soir avec la réception de Cruzeiro par Estudiantes. Entre deux équipes ayant déjà remporté cette compétition à plusieurs reprises, l’enjeu est simple : retrouver un passé. Présentation du match.
La Copa Libertadores est au continent sud-américain ce que la Ligue des Champion est pour l’Europe : la compétition majeure. Après 6 mois d’intenses luttes, la conclusion de l’épreuve débute ce soir avec le choc opposant Estudiantes à Cruzeiro. Pas vraiment un hasard de retrouver en finale des représentants des deux pays les plus titrés dans cette compétition. Du côté des deux équipes, les statistiques sont comparables : Estudiantes connu son heure de gloire à la fin des années 60 en remportant ses 3 Copa Libertadores consécutivement. C’était la période dorée du club qui en profita pour remporter également la Coupe Intercontinentale (ancien nom du championnat du monde des clubs) face à Manchester United. 3 victoires en 10 participations, voila le bilan du club de La Plata. Pour Cruzeiro, celui-ci est de deux victoires pour 11 participations. La première marqua la fin du règne d’Independiente dans les années 70 alors que la dernière victoire remonte à l’épopée de 1997 d’une équipe emmenée par un certain Dida dans les buts. Voila pour le décor, deux habitués donc qui vont tenter de rattraper leur histoire.

Et le poids de l’histoire sera important côté argentin. Voici presque 40 ans qu’Estudiantes n’a plus remporté cette épreuve. Cette période dorée fut notamment marquée par un joueur, une certain Juan Ramón Verón, attaquant rapide doté d’un pied gauche extraordinaire. Auteur d’un doublé contre Palmeiras en 1968, il offrait le premier titre continental au Pincha. La même année, c’était lui aussi qui offrait le but de la victoire en Coupe Intercontinentale à Old Trafford, envoyant les Best et autres Charlton à leur déception. Longtemps les supporters du Pincharratas auront entonné une chanson en son honneur. Désormais, comme un symbole, cette histoire repose sur un autre sorcier (le surnom donné à Juan Ramón), son fils Juan Sebastián Verón. Elément clé du système mis en place par Alejandro Sabella, Verón, revenu dans son club de toujours, courra donc après son père avec l’objectif d’inscrire son nom au patrimoine du club, pour que la tradition se perpétue. Longtemps incertain pour le match de ce soir en raison d’une lésion musculaire contractée en demi-finale, Verón figure dans le groupe de 22 joueurs convoqués pour ce match. Invaincus à domicile, conduits par le gardien international Mariano Andújar ayant battu le record d’invincibilité de la compétition et Mauro Boselli le meilleur buteur de la compétition, Estudiantes, quelques mois après sa finale de la Copa Sudamericana perdue (nous en avions parlé sur Lucarne Opposée), fait figure de favori pour ce match aller. Même si côté Cruzeiro, on ne se présentera pas en victimes expiatoires. Emmenés par Juan Pablo Sorín et le redoutable duo Kléber- Wellington Paulista, la Raposa pourra s’appuyer sur son parcours à l’extérieur. Le club de Belo Horizonte n’a effet perdu qu’une seule fois…..c’était à La Plata en phase de poule. Cruzeiro avait alors sombré 4 buts à 0. Rien n’est joué cependant, lors du match de poules, Cruzeiro avait également largement battu Estudiantes à Belo Horizonte (3-0). 1 victoire partout, ce soir, c’est le dernier acte de ce duel qui commence.

Le match se déroule dans la nuit, vous trouverez son résumé et les vidéos dès demain sur Lucarne Opposée. N’hésitez pas à venir en discuter sur le forum ;)
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.