
On connait l’importance d’un premier match d’une phase finale. L’équipe de France a parfaitement géré son entrée dans l’Euro. Et elle est bien la seule des prétendantes à y être parvenue.
Fin de la première journée de l’Euro 2013 avec comme point commun un bon nombre de surprises. Tout avait commencé par l’incroyable scénario du match Suède – Danemark. Le pays hôte, d’abord mené au score avait rapidement réagi mais s’est montré ensuite incapable de faire basculer la rencontre de son côté, poussant même le vice jusqu’à voir Stina Lykka-Petersen, gardienne danoise, sortir deux penalties en seconde période. 1-1 score final et entrée ratée pour la Suède. Fort heureusement pour les coéquipières de Lotta Schelin, dans le même temps, l’Italie s’est également montrée incapable de prendre le dessus sur la Finlande au terme d’une rencontre assez peu emballante.
2 résultats nuls, c’est également le bilan surprise du groupe B. Surprise car peu de monde aurait parié sur un nul entre Norvège et Islande, surtout après l’ouverture du score signée Ingrid Hjelmseth avant la fin de la première demi-heure. Restant sur 3 défaites en autant de matchs lors de sa seule participation à une phase finale d’un Euro, l’Islande allait cependant réagir en seconde période. Restées en vie dans le match suite aux maladresses offensives norvégienne, les islandaise obtenaient un pénalty dans les derniers instant qui leur offrait un point quasi-synonyme de victoire. Mais ce nul surprise n’était rien en comparaison de la sensation du groupe. Opposée à l’ogre allemand, les joueuses néerlandaise ont en effet fait mieux que tenir leur promesse de ne pas fermer le jeu et ce ne seraient pas les 57 matchs sans défaite et les 19 victoires consécutives en phase finale côté allemand qui allaient les inquiéter. Une chose est sûre, les néerlandaises avaient parfaitement préparé leur coup. Sans une grande Nadine Angerer, l’Allemagne aurait même pu s’incliner face aux assauts de Lieke Martens, Kirsten van de Ven et autres Renée Slegers. Voilà l’Allemagne qui trébuche d’entrée et devra se reprendre très rapidement.
Dernière surprise, l’entrée en lice de l’Angleterre. Auto-proclamée favorite, la sélection anglaise risque de devoir revoir ses ambitions à la baisse après son duel face à l’Espagne. Dominée, l’Angleterre aura passé son temps à mettre en évidence ses errements défensifs et à courir après le score sans finalement parvenir à empêcher l’Espagne de s’imposer sur un but gag en fin de rencontre. Le match face à la Russie sonne déjà comme un match couperet pour les anglaises.
D’autant que les Bleues ont parfaitement géré leur entrée. Largement dominatrices, les filles de Bruno Bini ouvraient rapidement le score par Marie Laure Delie avant de rapidement tuer tout suspense après un remarquable mouvement collectif débouchant sur le doublé de l’avant-centre française. La seconde période voyait l’entrée d’Elodie Thomis qui allait appuyer là ou ça faisait mal dans la défense russe et offrir un troisième but à Eugénie Le Sommer. La messe était dite, on regrettera simplement le but stupide concédé en fin de rencontre sur une bourde de Wendie Renard. Mais les Bleues sont les seules favorites à s’imposer d’entrée.


